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Programmes de 2e cycle

Graduate Microprogram in Public Administration in Indigenous Context (0994)

programme conjoint avec UQAC et UQAT

Grade et crédits
Aucun grade (attestation d'études de 2e cycle) - 3 crédits
Population étudiante visée
Le programme s'adresse à tout professionnel ou gestionnaire travaillant ou aspirant à travailler au sein des organisations publiques ou parapubliques autochtones et s’intéressant à leur gestion. Il est destiné en particulier aux Autochtones.
Objectifs
Ce programme permet de se familiariser avec le contexte de gestion des organisations publiques et parapubliques autochtones.
Conditions d'admission

La personne candidate...

  • Doit détenir le grade de bachelier ou un grade équivalent, obtenu avec la moyenne cumulative minimale de 3,2 sur 4,3 ou avoir satisfait aux exigences déterminées par le Comité interétablissement de gestion des dossiers étudiants (CI-GDDE);

OU

  • Posséder des connaissances appropriées, la formation ou une expérience significative de travail d'au moins dix (10) ans de niveau professionnel; telle qu'évaluée par l'établissement universitaire concerné;

DE PLUS, elle doit :

  • Posséder une très bonne connaissance de la langue française, conformément aux exigences linguistiques de l'ENAP;
  • Posséder une compréhension suffisante de l'anglais écrit;
  • Accepter de fournir des informations complémentaires en entrevue, au besoin.
Caractéristiques
De façon plus spécifique, le programme permet de :
  • Approfondir certains fondements de l'administration publique;
  • Maîtriser certains processus et principes relatifs à la gestion des ressources nécessaires à la prestation efficiente de services.
Structure et cheminement
Les étudiants ayant un baccalauréat en sciences politiques pourraient obtenir une substitution pour le cours ENP7505.

Cours de l'ENAP - 1 cours obligatoire - 3 crédits
ENP7505
Descriptif
Ce cours présente le cadre particulier du fonctionnement de l’administration publique (cadre politique, intérêt public, notion de contrat social, de démocratie et de gouvernance). Dans le contexte canadien, il traite de l’impact de facteurs institutionnels comme le fédéralisme et le parlementarisme. Après une discussion sur la place de l’État, son organisation et son fonctionnement (décentralisation, budgets, programmes gouvernementaux, contrôles), ce cours aborde les acteurs du processus administratif (fonction publique, hauts fonctionnaires, groupes de pression). Sont également traités les effets des réformes récentes.

Il sert de fondement pour les cours plus spécialisés qui suivent dans le programme de l’ÉNAP.

Les étudiants ayant un baccalauréat en science politique pourraient obtenir une substitution de ce cours.

Objectifs
Ce cours a pour objectif général de familiariser l'étudiant avec les grands principes qui régissent la structure et le fonctionnement des organismes et des appareils publics ainsi que le contrat social liant la société et l’État et qui est l’assise de sa légitimité et de sa capacité d’agir pour l’intérêt général.
Plus spécifiquement, le cours vise à ce que l’étudiant puisse comprendre et analyser les grandes problématiques (organisationnelles, administratives, sectorielles, économiques, juridiques, etc.) qui animent les ministères et les réseaux du secteur public ainsi que les rapports entre le politique et l’administratif. En outre, le cours devrait permettre à l’étudiant d’évaluer les conséquences de ces problématiques pour la gestion publique.
Cours de l'UQAC - 1 cours obligatoire - 3 crédits
2GCA205

Objectifs
Ce cours a pour objectif principal d’habiliter l’apprenant à gérer la relation d’emploi et mobiliser les employés des organisations publiques et parapubliques autochtones dans le cadre de leur mandat et en collaboration avec les institutions publiques et parapubliques fédérales, provinciales, municipales, cela dans le cadre de la mise en place d’une communauté de pratique et de développement professionnel.

Plus spécifiquement, le cours permet de :

  • Connaître les divers aspects de la gestion des ressources humaines;
  • Étudier les conditions d’emploi et les pratiques qui les encadrent;
  • Partager et réfléchir à propos de leur convenance et efficacité afin de proposer les changements opportuns;
  • Développer une opinion critique à l’égard des pratiques en vigueur grâce aux résultats de la recherche scientifique, ainsi que des us, coutumes et valeurs à l’oeuvre afin de proposer des pratiques adaptées aux enjeux organisationnels et contextuels;
  • Mettre en perspective les pratiques de GRH issues du management public et développer sa propre réflexion sur cette pratique, les principales théories et les principaux modèles s’y rapportant en contexte de management des organisations publiques;
  • Faire du sens des expériences vécues par leur mise en commun et transposition en contexte de travail.

Entre autres sujets, le cours aborde :

  • Spécificité de la GRH dans l’administration publique autochtone;
  • L'influence des facteurs environnementaux sur les rôles et pratiques RH et le partage de leur responsabilité;
  • La planification stratégique et prévisionnelle des emplois et des compétences;
  • Les changements dans l’organisation du travail;
  • Les activités de dotation (recrutement, sélection et intégration);
  • La gestion de la contribution et la mobilisation des effectifs;
  • La gestion des employés difficiles et en difficulté;
  • Le développement des compétences et la gestion des carrières;
  • La rémunération et la reconnaissance;
  • L’organisation saine et la promotion d'un milieu de travail stimulant;
  • L'évaluation de la gestion des ressources humaines;
  • Et de manière transversale, les aspects juridiques spécifiques et contextualisés de la GRH.
Cours de l'UQAT - 1 cours obligatoire - 3 crédits
SOC6000

Descriptif
Ce cours veut : examiner la pluralité des interprétations données au phénomène social et aux différentes perspectives de l'éthique qui interpellent les univers managérial (du management), organisationnel et gouvernemental; étudier certaines histoires de la création du monde, mythes et récits fondateurs des peuples autochtones afin d’en comprendre le message éthique; présenter le vocabulaire lié à l’éthique en diverses langues autochtones; faire comprendre l'intérêt de l'éthique, les principes et les valeurs pour une bonne gouvernance en contexte autochtone; traiter de la compétence éthique, de l’évaluation des risques éthiques, du leadership éthique, du courage managérial, de la gestion disciplinaire comme outil de prévention et réparation; se pencher sur le processus d'institutionnalisation de l'éthique gouvernementale et sur les modes de résolution des conflits (ex. éthique environnementale); réfléchir aux limites des instruments et dispositifs visant à sanctionner les inconduites individuelles et aux stratégies visant à contrer les déviances systémiques initiées par des cadres supérieurs ou des acteurs politiques (ex. rôle des ordres professionnels); identifier des moyens de respecter le principe de confidentialité en contexte autochtone; comparer des résultats obtenus dans différents univers de la gouvernance publique tels que les valeurs et les pratiques communautaires (traditionnels) versus organisationnels (conseils de bandes); approfondir les différentes propositions de lutte à la corruption et aux conflits d'intérêts qui émergent des documents officiels des organismes internationaux tels que l’ONU, l’OCDE, l’OMPI ainsi que des différentes instances autochtones à travers le monde.

Objectifs
L’étudiant doit acquérir : une maîtrise du lexique propre à l'éthique appliquée à la gouvernance publique en contexte autochtone; une connaissance des diverses traditions autochtones en matière de gestion éthique et intègre; une compréhension des éléments systémiques et des facteurs de risque organisationnels qui sous-tendent les conflits institutionnels; une connaissance du rôle des aînés, chefs de territoires, administrateurs, incluant celui des femmes autochtones, dans le processus de prise de décision des institutions autochtones; un jugement critique du discours et des dispositifs éthiques proposés par les instances gouvernementales autochtones et allochtones incluant la notion de décolonisation; une compréhension du rôle d’un conseil d’administration, d’une accréditation, d’une incorporation; la capacité de repérer des stratégies de gestion des risques éthiques et de contribuer à la mise en oeuvre d’une saine gouvernance autochtone par la création de lois propres aux peuples autochtones; la connaissance de ce qui se fait en matière d'éthique gouvernementale, tant au Québec, au Canada que dans les institutions autochtones à travers le monde qui se sont dotées d’un code d’éthique (Forum autochtone de l’ONU, gouvernance Maori et Inuit, etc.).