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16 oct. 2018 Amenuiser les tensions entre les Premières nations et l'État avec une approche davantage ancrée dans une dynamique sociopolitique est possible, selon le professeur sous octroi Daniel J. Caron

L'analyse qu'il fait de l'évolution de ces relations permet d'entrevoir des avenues porteuses pour l'avenir

Dans un article récemment paru, Daniel J. Caron observe que les tensions entre les Premières nations et l’État canadien continuent à alimenter les débats politiques. Aussi et surtout, elles viennent hanter la feuille de route plus concrète de plusieurs décideurs quant à leurs succès et insuccès vis-à-vis le niveau de bien-être réel de ces populations.

Jusqu’ici, pour tenter de résoudre les conflits et amener des solutions porteuses, la réflexion et les pratiques ont généralement été centrées sur le droit à travers l’usage des tribunaux ou encore la mise en œuvre de programmes administratifs qui se veulent plus flexibles, plus adaptables. Or, encore aujourd’hui, il semble que ces approches ne produisent pas les résultats escomptés de part et d’autre.

Dans cet article, Daniel J. Caron pose un diagnostic sur l’évolution des relations et montre que les approches privilégiées jusqu’ici alimentent une logique ayant comme résultante l’atrophie progressive d’une véritable participation des Premières nations à la définition de leur destinée. L’auteur s’interroge sur les leçons que nous enseigne l’histoire de ces relations quant à la manière dont elles pourraient évoluer avec succès dans l’avenir. Sur la base de cet historique, il conclut que des relations ancrées dans une dynamique sociopolitique autour de la construction de l’idée de droit constitueraient une avenue nettement plus prometteuse que celles couramment utilisées.

L’article est disponible en français et en anglais. Il faut toutefois s’inscrire au site Optimum Online pour y accéder (gratuit).