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17 juin 2020 Acceptabilité sociale des caméras corporelles pour les policiers : nouvelle étude d'Étienne Charbonneau

Les résultats de la recherche du professeur de l'ENAP menée avec des coauteurs américains ont été publiés dans la revue Government Information Quarterly.

Les technologies émergentes comme la reconnaissance faciale ont le potentiel de modifier la prestation des services publics, mais aussi de remodeler la notion de citoyenneté aux États-Unis et ailleurs. Des facteurs qui influencent le consentement des citoyens permettent d'évaluer si cette technologie de surveillance spécifique pourrait être déployée davantage. Des normes et pressions sociales contribuent à moduler l'adoption des technologies en brouillant la véritable acceptation sociale.

Dans la recherche publiée par Étienne Charbonneau et ses coauteurs dans la revue Government Information Quarterly, ces derniers ont testé les normes sociales sur l'adoption de la technologie de reconnaissance faciale sur la base d'une expérience avec des échantillons de résidents du New Hampshire par le biais d'une enquête téléphonique, et avec un échantillon général d'Américains par le biais d'une enquête Web.

Leurs résultats montrent que le sexe, l'âge et l'affiliation politique sont des facteurs importants pour expliquer le soutien à la reconnaissance faciale par les caméras corporelles, les femmes et les électeurs n’ayant pas appuyés le président américain, Donald Trump nourrissent des réticences qu'ils n'expriment que lorsqu'ils bénéficient d'un certain anonymat.
Selon Étienne Charbonneau, il est fort possible que dans les débats entourant les opérations policières au Québec, plusieurs types de répondants se sentent obligés d’exprimer un avis aligné sur celui de la majorité.

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