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21 juil. 2021 Surveillance électronique au travail : nouvelle étude d'Étienne Charbonneau et de la doctorante Geneviève Morin

Publiée par la revue Public Performance & Management Review, l'étude évalue l'acceptabilité de la surveillance par caméra avec reconnaissance faciale au travail auprès de plus de 3000 Canadiens contactés en ligne et par téléphone.

Il existe peu de données empiriques sur ce qui constitue une attente raisonnable en matière de protection de la vie privée chez les citoyens ordinaires lorsqu’il est question de surveillance électronique au travail. Cette étude reproduit et élargit une étude américaine sur l'acceptabilité de la surveillance par caméra avec reconnaissance faciale au travail avec trois échantillons distincts de populations canadiennes.
Les travailleurs du secteur privé tolèrent davantage les caméras sur le lieu de travail que les travailleurs du secteur public. De plus, les répondants de 30 ans et moins, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, sont plus susceptibles de tolérer les caméras sur le lieu de travail que la cohorte plus âgée.

En outre, grâce à l'analyse des commentaires qualitatifs des personnes ambivalentes à l'égard de la surveillance par caméra sur le lieu de travail, les préoccupations et réserves en matière de transparence, de sécurité et d'autoritarisme de l’employeur sont les dimensions décisives les plus fréquemment partagées par les répondants.
Ces résultats mettent en évidence les considérations auxquelles les employeurs doivent faire face pour que les pratiques de surveillance soient considérées comme raisonnables par les employés des secteurs publics et privés.

Consultez l’étude (payant/disponible par l’accès de la bibliothèque de l’ENAP):